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Prédications · Avril–Mai 2026 · Partie 1/2

L’appel de Dieu

Prêché parPasteur Daniel Jonathan

L’appel : le choix de Dieu

Accepte ta différence & accepte le processus

Qu’est-ce que l’appel de Dieu ?

L’appel de Dieu, c’est le but de Dieu sur notre vie. C’est ce pourquoi nous avons été créés, et c’est ce qu’il y a de meilleur pour nous.

Dieu ne nous a pas créés au hasard. Chacun de nous porte un mandat, une mission précise.

Certains ont reçu un appel dans les cinq ministères mentionnés dans Éphésiens 4:11-12 : « Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ »

Il s’agit des dons que Dieu faits à l’Église pour l’équiper et la faire grandir.

Mais d’autres ont un appel tout aussi important, en dehors de cette liste. Certains sont appelés à gouverner, d’autres à intercéder, à gérer des entreprises ou des finances pour servir les intérêts du

Royaume, d’autres encore à être une lumière dans des environnements précis comme les hôpitaux, la politique, l’éducation, louange…

Il est important de savoir : Dans chaque appel, il y a des saisons, et donc différentes manières de le manifester.

1) L’appel est l’initiative de Dieu

Éphésiens 4:11 dit : « Il a donné ». Pas : ils se sont donnés.

L’appel n’est jamais le fruit de notre ambition, de nos désirs ou de nos rêves.

On ne se lève pas un matin en décidant que l’on va devenir pasteur par exemple.

C’est Dieu qui appelle, c’est Dieu qui oint.

Plusieurs se sont engagés dans des ministères qui n’étaient pas les leurs, et cela a été très compliqué.

Alors n’allons jamais là où Dieu ne nous a pas envoyés.

-> L’appel, ce n’est pas accomplir nos rêves, c’est entrer dans les plans de Dieu pour notre vie.

Romains 8:30 « Et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés. »

2) L’appel n’est jamais pour soi-même

Éphésiens 4:12 dit encore que l’appel c’est pour l’édification du corps de Christ.

L’appel n’a pas pour but notre mise en avant. Il n’est pas là pour notre gloire, mais pour que les autres grandissent, soient édifiés et bénis.

Vouloir être reconnu ou vu est une mauvaise motivation.

Certains découvriront leur appel le jour où leur cœur commencera réellement à se tourner vers les autres.

Jésus-Christ est l’exemple parfait : il a donné sa vie pour les autres.

3) L’appel sert Dieu avant tout

Nous servons d’abord parce que nous aimons Dieu et non pour nos intérêts personnels.

Si nos motivations sont mauvaises, nous chercherons la reconnaissance des hommes, et cela nous conduira à la frustration.

Combien ont arrêté de servir parce qu’ils ne se sont pas sentis reconnus à leur juste valeur ?

Pourtant, Jésus nous a déjà reconnus en allant à la croix pour nous.

A l’inverse, lorsque nos motivations sont justes, nous ne dépendons plus des réactions des hommes. Mais de Dieu qui voit tout ce qui est fait dans le secret. Et lui nous le rendra beaucoup mieux que les hommes.

Alors continuons à faire le bien, que cela soit reconnu ou non.

4) Dieu ne se trompe jamais quand il appelle

Les hommes peuvent se tromper, mais Dieu ne se trompe jamais.

Face à l’appel, il est normal de se demander : « Seigneur, moi ? » Ce sentiment d’insuffisance n’est pas un problème, au contraire, il nous garde dépendants de Dieu.

Les plans de Dieu sont toujours plus grands que nous, mais avec Dieu, nous ferons des exploits.

Moïse a été appelé à parler à Pharaon alors qu’il était bègue. Pourtant, Dieu ne s’est pas trompé. Il l’a choisi afin que la gloire lui revienne et que Moïse ne dépende que de lui.

Dieu ne s’est donc pas trompé en t’appelant là où tu es aujourd’hui, que ce soit dans ta famille, dans ton travail/école ou dans ton église. Dieu est intentionnel : Ces plans sont toujours établis de manière consciente, délibérée et préméditée. Ce qu’il déclare, il l’accomplit TOUJOURS !

5) Notre caractère est intentionnel

Il est temps d’accepter qui nous sommes.

Si Dieu nous a créés et qu’il ne se trompe pas, alors ce qu’il a mis en nous est intentionnel.

Dieu ne nous a pas créés pour devenir quelqu’un d’autre. S’il l’avait voulu, il nous aurait fait autrement.

Nous sommes introvertis ? Extravertis ? A l’aise en public ou non ?

Et si cela était justement en lien avec l’appel que Dieu a déposé en nous ?

Une personne qui réussit avec Dieu est une personne qui marche dans son couloir.

Et nous, quelle est le nôtre ?

Ne cherchons pas à faire ce que tout le monde fait, parce que tout le monde le fait. Mais découvrons plutôt la spécificité que Dieu a placée en chacun de nous.

L’APPEL DE DAVID

Prenons pour exemple 1 Samuel 16 : l’appel de David

1 Samuel 16:12-13 « Isaï l'envoya chercher. Or il était blond, avec de beaux yeux et une belle figure. L'Eternel dit à Samuel : Lève-toi, oins-le, car c'est lui ! Samuel prit la corne d'huile, et l'oignit au milieu de ses frères. L'Esprit de l'Eternel saisit David, à partir de ce jour et dans la suite.

Samuel se leva, et s'en alla à Rama. »

Dans 1 Samuel 16, nous voyons le récit de la consécration de David en tant que roi.

Après avoir rejeté Saül à cause de sa désobéissance, Dieu envoie le prophète Samuel dans la maison d’Isaï pour oindre le futur roi.

Samuel voit les frères de David, notamment Éliab, grand et imposant, et pense naturellement que c’est lui.

Mais Dieu lui répond « Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille […] l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Eternel regarde au cœur. » 1 Samuel 16:7

1) L’appel de Dieu n’est pas une question d’apparence

L’appel de Dieu ne repose ni sur la carrure, ni sur l’apparence, ni sur l’éloquence.

Il repose sur ce que Dieu a mis en nous, sur l’onction, et sur la disposition de notre cœur.

Si Dieu a parlé, rien ne peut nous disqualifier.

Les sept frères de David passent, mais tous sont rejetés.

Puis David est appelé. Il n’était même pas présent. Il était dans l’obéissance, en train de paître les brebis de son père. -> L’appel est venu le chercher.

Ne cherchons pas à être les premiers. Cherchons à être le choix de Dieu.

Ce qui est à nous est à nous ! Peu importe combien sont en compétition, ce que Dieu a décidé pour nous, personne ne pourra nous le prendre.

Alors, ne nous précipitons pas. L’appel viendra nous chercher, comme il est venu chercher David. Et si ce n’est pas encore le cas, notre temps arrive.

Les choses s’aligneront exactement comme Dieu l’a dit.

2) La conscience de QUI nous portons en nous déterminera l’efficacité

de notre appel

Si l’ennemi ne peut pas changer notre vision de Dieu, il cherchera à altérer la manière dont nous nous voyons en Christ.

Dans Nombres 13:31-33, les espions envoyés par Moïse voient la même terre promise par Dieu.

Dix reviennent découragés, centrés sur leurs limites : « nous sommes comme des sauterelles ».

Deux, Josué et Caleb, voient avec foi : il y a des géants, mais avec Dieu, c’est possible.

Tous ont vu la même chose, mais tous n’ont pas porté le même regard.

Comment te vois-tu ?

Avec tes propres forces… ou avec la force infinie de Dieu ?

Le manque d’estime de soi n’est pas de l’humilité.

L’humilité, c’est accepter ce que Dieu dit de nous.

Si Dieu dit que je suis la tête et non la queue, est-ce humble de le contredire ?

À l’inverse, l’orgueil, c’est croire que nous pouvons y arriver par nos propres forces.

Dieu veut que nous disions et pensons de nous ce qu’il dit de nous.

C’est-à-dire : « nous pouvons tout par celui qui nous fortifie. » Philippiens 4:13

Changeons notre regard et acceptons d’être ce que Dieu dit que nous sommes !

3) L’appel nécessite d’accepter le processus

Dans le texte, David est oint roi… puis Samuel repart.

David se retrouve avec une onction royale, mais retourne garder les brebis.

-> Oint… mais pas positionné.

Que fais-tu lorsque Dieu t’a appelé à plus, mais que ta réalité actuelle ne reflète pas cet appel ?

Dieu peut nous oindre pour quelque chose et nous laisser au même endroit.

Pourquoi ? Pour travailler notre caractère.

Nous pouvons penser être prêts pour un appel, sans comprendre le poids spirituel de l’appel :

pression, opposition, responsabilité.

Le processus n’est pas une perte de temps : C’est une préparation.

4) Le positionnement est d’abord spirituel avant d’être visible

Dès que David est oint, quelque chose change immédiatement dans le spirituel.

Au même moment, un esprit mauvais commence à tourmenter Saül. (1 Samuel 16 :14)

Alors que rien n’a encore changé physiquement, tout a déjà basculé spirituellement.

David est encore dans les champs, Saül est toujours sur le trône…

Mais en réalité, la place a déjà changé : Dieu a établi David.

-> L’appel ne commence pas quand il devient visible, mais quand Dieu nous positionne.

Même si rien ne se voit encore, les choses ont déjà commencé à changer.

5) Le processus pour entrer dans l’appel appartient à Dieu

Dieu oint David puis laisse le processus se dérouler. David continue simplement d’être fidèle.

Et c’est Dieu qui ouvre la porte : il est appelé au palais pour jouer de la harpe.

David n’a rien forcé -> Le processus appartient à Dieu.

C’est lui qui ouvre les portes, c’est lui qui nous place là où nous devons être.

Remarquons ici, ce n’est pas l’onction royale qui a amené David au palais mais sa fidélité dans ce qu’il savait déjà faire (jouer de la harpe)

Ne disons donc pas : « je servirai fidèlement quand on m’aura attribué de grandes responsabilités ».

Servons dès maintenant, car Dieu regarde au cœur du serviteur et non à la taille de la tâche.

« Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes »

Colossiens 3:23

Même la tâche la plus simple doit être faite avec excellence et amour.

On ne commence pas devant des foules. On commence là où Dieu nous place.

6) L’appel nécessite un cœur humble

David sait qu’il est oint roi à la place de Saul.

Mais on l’appelle à servir Saül. Comment aurions-nous réagi à sa place ?

David est allé, sans rébellion, sans orgueil et avec humilité.

Peu importe les promesses reçues, continuons à servir dans les petites choses.

« Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. » Matthieu 23:11

Ce n’est pas le titre du ministère qui nous élève, c’est notre cœur.

On peut être très doué, très oint, mais sans un caractère travaillé, on ne tiendra pas.

-> Le caractère maintient dans l’appel.

CONCLUSION

L’appel n’est pas une question de performance.

Dieu ne cherche pas des personnes impressionnantes, mais des cœurs disponibles.

Avant que les choses deviennent visibles, tout se joue dans le spirituel.

Dieu positionne en secret, puis il établit au grand jour.

Ce n’est pas à nous de forcer les choses. Quand Dieu appelle, c’est lui qui ouvre les portes et qui nous conduit exactement là où nous devons être.

Notre responsabilité n’est pas de courir après une place, mais de rester fidèles là où nous sommes, avec le bon cœur.

Au final, ce qui compte le plus, ce n’est pas ce que nous faisons, mais qui nous sommes en

Christ.

Alors acceptons qui nous sommes, acceptons le processus, et faisons confiance à Dieu :

Ce qu’il a commencé, il l’accomplira parfaitement.

En Jésus-Christ, nous sommes tous richement bénis.