Prédications · Avril–Mai 2026 · Partie 2/2
L’appel de Dieu
L’appel de Dieu : L’onction.
L’attente qui en vaut la peine
Actes 1:4-9 « [4] Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s'éloigner de Jérusalem, mais d'attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il; [5] car Jean a baptisé d'eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit. [6] Alors les apôtres réunis lui demandèrent : Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ? [7] Il leur répondit :
Ce n'est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité.
[8] Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à
Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. [9] Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu'ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. »
L’onction du Saint-Esprit est un élément essentiel. C’est ce qui fait la différence entre un oint de Dieu et l’intelligence artificielle.
Dans Actes 1, nous retrouvons Jésus après sa résurrection. Pendant 40 jours, il est apparu à ses disciples avant de monter au ciel. Juste avant son départ, il leur donne cette instruction : ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais attendre ce que le Père avait promis : le baptême du Saint-Esprit.
Les disciples, dans Actes 1, avaient déjà reçu le Saint-Esprit EN eux. Regardons bien avant, dans Jean
20:22 : « il souffla EN eux, et leur dit : Recevez l’Esprit Saint. »
Le Saint-Esprit habitait déjà en eux. Ils étaient déjà enfants de Dieu et faisaient déjà partie de la famille de Dieu : l’Église, le Corps de Christ.
De la même manière, le Saint-Esprit habite en chacun de ceux qui ont reçu la vie du Seigneur Jésus.
Mais ici, le texte montre qu’il y a davantage à recevoir. Il y a plus à vivre avec Dieu !
Ce même Jésus qui avait soufflé le Saint-Esprit EN eux leur demande maintenant d’attendre le
Saint-Esprit qui viendrait SUR eux.
En grec, le mot témoin signifie martyr. Le Saint-Esprit SUR eux leur permettrait d’être prêts à tout pour
Jésus.
Pour accomplir certaines choses avec Dieu, pour porter un certain zèle, un certain courage, naître de nouveau ne suffit pas.
Le Saint-Esprit en nous, donc être enfant de Dieu, c’est le premier pas. Mais pour entrer dans certaines dimensions avec Dieu, nous avons besoin que le Saint-Esprit nous revête de son onction.
Jésus ne leur a donné ni itinéraire, ni argent, ni billet de voyage. Pourtant, cette onction, la puissance de Dieu sur eux, avait la capacité de les faire entrer dans des dimensions et des lieux qu’ils n’auraient jamais imaginés.
Nous n’avons pas seulement besoin de la présence du Saint-Esprit en nous, mais aussi de son onction sur nous.
C’est elle qui devient tangible lorsque nous entrons quelque part. C’est cette gloire qui se dégage d’une personne remplie de Dieu.
Qu’est-ce que l’onction ?
Souvent, les gens confondent l’onction avec un ressenti, une atmosphère ou des frissons.
L’onction peut créer une atmosphère, mais l’atmosphère n’est pas l’onction.
Exemple, un très bon chanteur païen peut aussi nous émouvoir.
Il est impossible de limiter l’onction à ce que l’on ressent le dimanche à l’église.
En revanche, il est possible de marcher avec l’onction tous les jours de notre vie.
L’onction n’est pas là simplement pour produire des émotions, mais pour nous rendre capables de marcher dans les plans de Dieu avec audace et puissance.
Esaïe 10 :27 « En ce jour, son fardeau sera ôté de dessus ton épaule, et son joug de dessus ton cou ; le joug sera détruit, à cause de l’onction. »
Voilà ce qu’une personne remplie de l’onction de Dieu est capable de faire par l’Esprit : briser les jougs et faire fuir les démons !
Jésus a déclaré son mandat dans Luc 4:18-19 « L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur. »
Jésus disait : « L’Esprit du Seigneur est SUR moi (l’onction) ».
Quand l’onction est sur nous, la guérison, les miracles et le surnaturel nous accompagnent.
L’onction n’est pas réservée uniquement au ministère.
Nous pouvons être entrepreneur, maquilleuse, inventeur, footballeur, vendeur… et être oint.
Peu importe là où Dieu veut nous utiliser : nous voulons l’onction.
Ce n’est pas seulement dans les quatre murs de l’église que les gens sont captifs ou ont le cœur brisé.
Dieu a besoin de témoins partout.
L’attente de Dieu et la préparation
Jésus avait demandé à ses disciples de ne pas s’éloigner et d’attendre. Avant d’être envoyés aux extrémités de la terre, ils avaient besoin d’être équipés et d’attendre le “go” de Dieu.
De la même manière, avant même de commencer nos journées, prions pour l’onction.
Prions chaque jour pour être revêtus de l’onction, pas seulement pour servir le dimanche à l’église.
Souvent, le problème de l’être humain, c’est l’impatience.
Aujourd’hui, certains font même des musiques en cinq minutes avec l’intelligence artificielle.
Ne tombons pas dans ce piège. Certains cherchent davantage à être connus qu’à bénir les autres.
On ne peut pas imiter l’Esprit de Dieu !
Cherchons Dieu pour nous-mêmes, et il nous oindra pour ce qu’il nous appelle à faire.
Pour bâtir quelque chose de grand et de puissant, il faut de la patience et de la persévérance.
Tout véritable homme ou femme de Dieu a consacré du temps dans la présence de Dieu pour bâtir l’impact qu’il porte aujourd’hui. Rien ne tombe du ciel sans construction !
Dieu ne nous a pas appelés à être connus, mais à être des témoins. Un témoin ne cherche pas forcément la visibilité. Si elle vient, tant mieux, mais ce n’est pas le but.
La réussite n’est pas d’être vue par la foule.
La réussite, c’est d’être exactement là où Dieu nous appelle à être à l’instant présent.
On ne se réveille pas un jour grand évangéliste. Cela commence souvent par de petites choses : servir ici et là, marcher pas après pas, transformation après transformation.
Même quand c’est difficile, persévérons. Ne nous précipitons pas à abandonner.
Même si nous ne voyons pas encore ce que Dieu nous a promis, l’attente en vaut la peine !
Pourquoi Dieu nous fait attendre ?
Pourquoi Jésus avait-il demandé à ses disciples d’attendre ? Parce qu’il savait qu’aller sans être équipé est un danger.
Aller sans le “go” de Dieu, c’est avancer à découvert.
Nous ne voulons pas simplement que Dieu nous accompagne. Nous voulons une dimension où ce que nous faisons, c’est lui qui l’accomplit à travers nous.
Les disciples ont attendu dix jours avant que le Saint-Esprit descende sur eux.
Jour après jour, ils ont persévéré dans la meilleure des attentes : la prière.
Ceux qui manifestent l’onction sont souvent des personnes capables de demeurer longtemps dans la prière.
Psaume 27:14 « Espère en l’Eternel ! Fortifie-toi et que ton cœur s’affermisse ! Espères-en l’Eternel ! »
L’attente peut parfois donner une impression de désespoir. Mais continuons d’espérer en l’Éternel.
Celui qui a fait la promesse est élevé au-dessus de toutes circonstances !
Dieu ne fait jamais des promesses simplement pour nous faire plaisir. Lorsqu’il parle, c’est qu’il sait déjà qu’il accomplira ce qu’il a annoncé.
Les promesses de Dieu sur notre vie s’accompliront, peu importe le temps que cela prendra.
Car « Dieu n'est point un homme pour mentir, ni fils d'un homme pour se repentir. » Nombres 23:19
Chronos et Kairos
Parfois, il faut attendre le temps de Dieu.
Dans la Bible, le « temps » est distingué en deux notions : le chronos et le kairos.
C’est souvent ce temps-là qui produit l’impatience.
Lorsqu’on entre dans le kairos de Dieu, on reçoit le “go” de Dieu. Et c’est souvent à ce moment-là qu’arrive l’accélération divine.
Dans 1 Samuel 1-2, Anne désirait un enfant. L’attente a été longue. Mais lorsque Dieu lui a donné
Samuel, elle a ensuite eu plusieurs autres enfants : accélération divine !
De la même manière, parfois tout commence par ce Kairos: un premier travail, une première promotion, un premier enfant… puis Dieu accélère les choses.
Or, la patience fait partie du fruit de l’Esprit mentionné dans Galates 5 :22.
Utilisons ce temps d’attente pour construire notre caractère dans la présence de Dieu, la prière et la consécration.
Dieu reste fidèle malgré nos erreurs
Abraham et Sara avaient reçu la promesse d’un enfant. Pourtant, ils ont dû attendre jusqu’à l’âge de 90 et 100 ans. Dans leur impatience, ils ont fait Ismaël par l’intermédiaire d’Agar. Ce n’était pas l’enfant de la promesse. Mais malgré leur erreur, Dieu a conservé sa promesse : Issac est arrivé !
Dieu ne se limite pas à nos erreurs : Même si, pendant le temps d’attente, nous avons fait de mauvais choix, Dieu veut quand même accomplir sa promesse. Il ne nous disqualifie pas.
Le peuple d’Israël a construit le veau d’or… pourtant Dieu, dans sa grâce et miséricorde infinie, avait encore un plan de rédemption supérieur. Alors, soyons patients et n’essayons pas de fabriquer notre propre chemin. Attendons le kairos de Dieu.
Les erreurs du passé deviendront un témoignage. Alors relevons-nous et avançons avec Dieu.
L’accomplissement de la promesse
Actes 2:1-4 « Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup, il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit »
Quand Dieu déclare quelque chose, ce qu’il a dit finit toujours par s’accomplir : Sa Parole est une semence incorruptible. Rien ne peut éteindre sa promesse sur nos vies.
Dieu ne nous abandonne jamais, encore moins pendant le temps d’attente. Même lorsque nous nous éloignons de lui, lui ne s’éloigne jamais : Ses bras restent ouverts.
Ne comptons pas sur nos propres forces, mais sur ses promesses, parce qu’il est digne de confiance.
Dieu disait à Abraham « lève les yeux et compte les étoiles. Telle sera ta postérité » Pourtant, sa réalité ne ressemblait pas du tout à la promesse…
Parfois, notre présent ne ressemble pas à ce que Dieu nous a annoncé. Mais comme Abraham, relevons la tête pour regarder les promesses de notre Dieu.
Dieu ne se trompe jamais. Il ne s’est pas trompé non plus en nous choisissant. Alors, attendons dans la prière jusqu’à ce que la gloire descende. Cela en vaut la peine.
Peut-être qu’aujourd’hui nous sommes encore dans Actes 1… mais notre Actes 2 arrive.
Nous ne voyons pas toute l’histoire, mais Dieu, lui, connaît déjà la suite !
Les hommes et les femmes de la Bible ne connaissaient pas non plus la fin de leur histoire. Pourtant, ils ont choisi de faire confiance à Dieu.
Alors ce n’est pas parce que nous sommes dans l’attente que notre vie est en pause. Nous sommes en construction.
Nous ne savons pas toujours comment Dieu agira, mais notre histoire n’est pas terminée. Dieu a déjà tout prévu.
Parce que :
Soudain, la provision arrive.
Soudain, la restauration arrive.
Soudain, un grand souffle de Dieu vient sur nous.
Alors, attendons jusqu’à ce que la gloire de Dieu descende.
En Jésus-Christ, nous sommes tous richement bénis